Catherine Trautmann (S&D). – Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, la Commission doit aujourd’hui démontrer que la politique industrielle qu’elle revendique n’est pas un vain mot. Nous ne pouvons accepter, cela a été dit, que des sites économiquement viables, dotés d’outils performants, de salariés compétents, puissent être fermés pour un cynique calcul de profits financiers.

 

S’agissant de Florange, j’appelle la Commission à accélérer sa procédure de sélection du programme NER300, car nous devons étudier tous les autres scénarios à même de maintenir l’activité sur le sol européen. En effet, ce site réunit, dans le cadre du projet Ulcos, tous les éléments permettant d’y établir un projet-pilote en matière de captage et de stockage du CO2, répondant ainsi à la difficile équation entre industrie lourde et protection de l’environnement.

 

Or, plus les hauts fourneaux sont arrêtés longtemps, plus il est coûteux de les remettre en route et plus le risque est grand de voir ce projet s’écrouler, ce qui serait catastrophique non seulement pour le bassin sidérurgique lorrain mais aussi plus largement pour toutes les régions européennes qui sont intéressées à reproduire ce type d’équipements.

 

L’Union européenne est née avec l’acier et la sidérurgie. On ne peut pas la laisser éclater et mourir pour une crise financière, et pour la fin et la mort de la sidérurgie, pour nos emplois, pour nos régions et pour nos salariés.