Bernard Poignant, Président de la Délégation socialiste française a, ce jeudi 14 octobre, interpellé en séance plénière le Président du Parlement européen au sujet des propos du député européen Front National, Bruno Gollnisch. Celui-ci avait déclaré mardi 12 octobre sur LCI « Il n’y a plus un historien sérieux qui adhère intégralement aux conclusions du procès de Nuremberg. Je ne remets pas en cause l’existence des camps de concentration mais, sur le nombre de morts, les historiens pourraient en discuter. Quant à l’existence des chambres à gaz, il appartient aux historiens de se déterminer ».

Bernard Poignant a vivement réagi en rappelant que tout propos révisionniste remet en cause les valeurs qui nous unissent et les fondements sur lesquels nous bâtissons la formidable oeuvre européenne. Il a demandé que le bureau du Parlement européen se saisisse du problème. Il a ajouté qu’il y aurait sans doute des poursuites judiciaires en France. Dès lors, si une demande de levée d’immunité était demandé, il y souscrirait d’emblée.

Bernard POIGNANT

Président de la Délégation socialiste française

du Parlement européen

14 octobre 2004